CBD contre le cancer

Cannabidiol (CBD) zeigt in zahlreichen präklinischen Studien deutliche antikanzerogene Effekte. Es hemmt das Tumorwachstum, indem es in Krebszellen die Bildung reaktiver Sauerstoffspezies (ROS) induziert und dadurch DNA-Schäden sowie Apoptose auslöst. Zudem verstärkt CBD den endoplasmatischen Retikulum-Stress (ER-Stress) in Tumorzellen, was das zelluläre Faltungs- und Reparatursystem überfordert und zum programmierten Zelltod führt. Durch die Bindung an verschiedene Rezeptoren – wie CB1, CB2, TRPV1/2 und PPARγ – drosselt CBD wachstumsfördernde Signalwege (z. B. AKT/mTOR, MAPK) und hemmt so die Proliferation, Migration und Invasion von Tumorzellen. Darüber hinaus moduliert CBD das Tumormikromilieu, indem es die Expression von Adhäsionsmolekülen (z. B. ICAM‑1) erhöht, was die Erkennung und Zerstörung durch Immunzellen verbessert. Erste klinische Pilotstudien sowie Fallberichte legen nahe, dass CBD in Kombination mit konventioneller Chemotherapie oder Strahlentherapie nicht nur die Wirksamkeit dieser Behandlungen steigern, sondern auch deren Nebenwirkungen, wie beispielsweise Übelkeit, Schmerzen und Organtoxizität, verringern kann. Trotz dieser vielversprechenden Ergebnisse sind umfassende, randomisierte kontrollierte Studien notwendig, um optimale Dosierungen, Darreichungsformen und mögliche Arzneimittelwechselwirkungen exakt zu bestimmen.
Philip Schmiedhofer, MSc

Autor

Philip Schmiedhofer, MSc

Inhaltsverzeichnis

Quels mécanismes d'action potentiels du CBD sont pertinents pour l'inhibition de la croissance tumorale ?

Le CBD agit principalement sur les cellules tumorales par les moyens suivants, qui peuvent freiner la croissance tumorale.

En quoi l'effet du CBD diffère-t-il de celui d'autres cannabinoïdes comme le THC dans le cadre du traitement du cancer ?

Comparé au THC, qui agit principalement sur le récepteur CB1 et peut provoquer des effets psychotropes, le CBD exerce ses effets anticancéreux sans provoquer d’état d’ivresse.

Quels résultats d’études sont actuellement disponibles qui indiquent un effet anticancéreux direct du CBD ?

Cependant, pour une large application clinique, il faut encore des études à grande échelle et contrôlées afin de clarifier de manière certaine le dosage, l'efficacité et la tolérance à long terme.

Dans quelle mesure le CBD peut-il, en tant que mesure de soutien, augmenter ou compléter l'efficacité des traitements conventionnels contre le cancer (par exemple, chimiothérapie, radiothérapie) ?

Dans l'ensemble, de nombreuses données précliniques et les premiers indices cliniques suggèrent que le CBD peut soutenir les traitements anticancéreux traditionnels et en atténuer les effets secondaires.

Quels avantages et risques présente l’utilisation combinée du CBD et des médicaments anticancéreux traditionnels en ce qui concerne l’efficacité et les effets secondaires ?

Les résultats des études jusqu'à présent sont prometteurs, mais une évaluation définitive nécessite d'autres examens cliniques à grande échelle.

Comment le CBD influence-t-il le système immunitaire et l'inflammation liée aux tumeurs, qui jouent un rôle important dans l'apparition et la progression du cancer ?

Le CBD peut activer le système immunitaire contre les cellules tumorales et influencer ainsi l'inflammation associée à la tumeur de manière à ce que la tumeur ait plus de difficulté à « échapper » au système immunitaire.

Quelles formes de dosage et de présentation du CBD se révèlent particulièrement efficaces ou sûres dans les études actuelles ?

D'après les études et rapports de cas discutés ici, il n'existe jusqu'à présent aucune posologie standard uniformément recommandée pour le CBD.

Comment les suppositoires CANNEFF CBD peuvent-ils atténuer les effets secondaires du traitement contre le cancer ?

Dans de nombreux traitements contre le cancer – en particulier la chimiothérapie et la radiothérapie – ce ne sont pas seulement les cellules tumorales qui sont attaquées, mais aussi les cellules saines, comme celles des muqueuses.

Quels mécanismes d'action potentiels du CBD sont pertinents pour l'inhibition de la croissance tumorale ?

CBD agit principalement sur les cellules tumorales via les mécanismes suivants, qui peuvent inhiber la croissance tumorale :

  • Augmentation des espèces réactives de l’oxygène (ROS): Ce déséquilibre conduit souvent à des dommages à l’ADN et à l’apoptose. Par la formation accrue de ces « radicaux libres », le matériel génétique et d’autres structures vitales des cellules tumorales sont endommagés. Suite à ces dommages, les cellules affectées déclenchent souvent un programme d’autodestruction (apoptose).
  • Induction du stress du RE: Les protéines mal repliées déclenchent la réponse UPR (unfolded protein response), qui dans certaines conditions conduit à la mort cellulaire. Le réticulum endoplasmique (RE) est responsable du bon repliement des protéines. Lorsqu’un trop grand nombre de protéines défectueuses s’y accumulent, une réaction de stress (UPR) survient, qui – si elle devient excessive – conduit à la mort cellulaire. Le CBD peut renforcer cette surcharge dans les cellules tumorales.
  • Immunomodulation: Le CBD peut modifier l’environnement tumoral de manière à ce que les cellules tumorales soient plus facilement attaquées par les cellules immunitaires (par ex. via ICAM-1). Le CBD peut influencer le tissu autour de la tumeur (« microenvironnement tumoral ») pour que les cellules de défense (par ex. certains lymphocytes) agissent plus efficacement contre les cellules cancéreuses. Un exemple est la surexpression de la molécule ICAM-1, qui rend les cellules tumorales plus « visibles » pour les cellules attaquantes.
  • Influence sur les voies de signalisation: En se liant aux récepteurs (CB1, CB2, TRPV1/2, PPARγ), les voies de croissance (par ex. AKT/mTOR, MAPK) sont inhibées. Les cellules cancéreuses « s’emballent » souvent dans leurs mécanismes de signalisation pour se multiplier rapidement. Le CBD peut se lier à des récepteurs spécifiques (par ex. CB1/CB2, TRPV1/2, PPARγ) et ainsi freiner les voies métaboliques hyperactives – comme AKT/mTOR ou MAPK. Cela ralentit la croissance.
  • Inhibition de la migration et de l'invasion: Notamment par la surexpression de TIMP-1 et le blocage des enzymes protéolytiques, la métastase est freinée. Pour se propager dans d'autres régions du corps, les cellules tumorales utilisent des enzymes et des mécanismes qui dégradent les tissus environnants. Le CBD augmente notamment TIMP‑1, un inhibiteur de ces enzymes. Cela complique la migration et l'invasion des cellules et freine la formation de métastases.

Effet du CBD dans le cancer

En quoi l'effet du CBD diffère-t-il de celui d'autres cannabinoïdes comme le THC dans le cadre du traitement du cancer ?

Comparé au THC, qui agit principalement via le récepteur CB1 et peut provoquer des effets psychotropes, le CBD déploie ses effets anticancéreux sans induire d'état euphorique. Le THC cible davantage CB1/CB2 et son usage est limité à des doses plus faibles en raison de sa composante psychoactive. Le CBD, quant à lui, a une affinité relativement faible pour CB1/CB2 et peut influencer divers mécanismes des cellules tumorales (par ex. production de ROS, stress du RE) sans provoquer les mêmes effets secondaires. Ainsi, le CBD est généralement mieux toléré en thérapie anticancéreuse et induit moins d'effets sur le système nerveux central que le THC.

Le CBD se distingue du THC principalement par la manière dont il agit sur les récepteurs du système endocannabinoïde et par les effets qui en résultent :

Psychoactivité

  • THC se lie avec une forte affinité au récepteur CB1, ce qui peut entraîner des effets psychotropes (état d'euphorie). Cette composante psychoactive limite son utilité thérapeutique à des doses plus élevées.
  • CBD présente en revanche une faible affinité pour CB1/CB2 et ne provoque pas d'euphorie. Cela rend souvent une dose plus élevée mieux tolérée.

Diversité mécanistique

  • CBD agit sur plusieurs cibles (par ex. TRPV1/2, PPARγ) et influence ainsi des processus centraux de la cellule tumorale tels que le stress cellulaire accru (ROS, stress du RE) ou la capacité de migration (par ex. par la surexpression de TIMP‑1).
  • THC agit principalement via les récepteurs cannabinoïdes classiques CB1 et CB2. Bien que le THC montre également une activité anticancéreuse, la limitation de dose due à ses effets psychotropes prend une importance plus grande.

Implications thérapeutiques

  • CBD est souvent décrit comme mieux toléré car il présente moins d'effets secondaires sur le système nerveux central. Il peut également soutenir l'efficacité des thérapies conventionnelles (par ex. chimiothérapies) sans que les patients aient à craindre les effets typiques d'euphorie. 
  • THC peut également favoriser des processus anti-tumoraux à des doses plus faibles, comme l'inhibition de la croissance tumorale. Cependant, l'effet psychoactif concomitant nécessite un ajustement précis de la dose.

CBD est considéré comme un composant non psychoactif de la plante de cannabis, qui déclenche divers mécanismes contre les cellules tumorales tout en minimisant les effets secondaires observés lors de THCpeuvent apparaître avec des préparations contenant du THC à des doses plus élevées.

Quels résultats d’études sont actuellement disponibles qui indiquent un effet anticancéreux direct du CBD ?

État des preuves

Preuves précliniques (culture cellulaire et modèles animaux)

  • Large spectre de types tumoraux (glioblastome, cancer du sein, du poumon, de la prostate, carcinome du côlon, leucémies) ont été étudiés. Dans tous les cas, on a trouvé in vitro une inhibition significative de la prolifération cellulaire, l'induction de l'apoptose et parfois une réduction des métastases (par exemple via la surexpression d'ICAM‑1, TIMP‑1).
  • Synergies avec les chimiothérapies: Sont particulièrement mis en avant les effets positifs de combinaison du CBD avec le gemcitabine (carcinome pancréatique), la doxorubicine (notamment cellules cancéreuses du sein et du foie), le cisplatine (par exemple tumeurs tête/cou, cancer du poumon), l'oxaliplatine (cancer du côlon) et le témozolomide (glioblastome). Dans le modèle animal, ces combinaisons CBD+chimiothérapie amélioraient souvent la réponse au traitement et réduisaient les résistances.
  • Mécanismes: Les effets antitumoraux sont principalement expliqués par une production accrue de ROS, un stress du réticulum endoplasmique, l'inhibition des voies de signalisation favorisant la croissance (AKT/mTOR, MAPK) et la modulation immunitaire (par exemple, une meilleure reconnaissance des cellules tumorales par les cellules immunitaires).

Petites études cliniques et rapports de cas

  • Glioblastome: Une étude pilote (spray CBD/THC en complément du témozolomide) a montré des avantages possibles en termes de survie, bien que les publications définitives soient encore attendues. Des observations de cas isolés suggèrent également que les tumeurs cérébrales de haut grade peuvent progresser plus lentement ou rester stables sous administration de CBD.
  • Cancer du pancréas et du sein: Les rapports d'expérience et les essais sur animaux suggèrent une sensibilisation aux thérapies standards, mais il manque des études cliniques plus larges à ce sujet.
  • Carcinome pulmonaire: Un rapport de cas décrit une régression tumorale avec la prise exclusive d'huile de CBD. Il est difficile de déterminer si cela est causalement dû au CBD ; néanmoins, cela montre que les premières indications cliniques sont présentes.

Évaluation globale

La majorité des résultats provient de in-vitro‑ ou in-vivodes études avec une méthodologie solide, mais encore une transférabilité limitée à l'humain.
Les données cliniques ne sont – à l'exception de quelques petites études et séries de cas – pas encore suffisamment étendues pour recommander le CBD comme thérapie anticancéreuse unique. Les indications disponibles sont toutefois prometteur: Elles soutiennent l'idée que le CBD possède non seulement des propriétés antitumorales, mais qu'en combinaison avec des thérapies classiques (chimiothérapie, radiothérapie), une efficacité accrue ou une moindre résistance peut souvent être obtenue. L'ensemble des travaux discutés ici fournit une preuve préclinique claire de l'activité antican­céreuse directe du CBD. De premières petites études et rapports de cas suggèrent également des effets positifs chez l'humain. Cependant, pour une application clinique large, des études contrôlées à grande échelle sont encore nécessaires pour clarifier la posologie, l'efficacité et la tolérance à long terme.

Dans quelle mesure le CBD peut-il, en tant que mesure de soutien, augmenter ou compléter l'efficacité des traitements conventionnels contre le cancer (par exemple, chimiothérapie, radiothérapie) ?

Amélioration du taux de réponse et réduction de la formation de résistances

  • Glioblastome: Dans in-vitro- et in-vivoDans des modèles (par ex. U87MG, T98G), le CBD associé au Temozolomide (TMZ) a nettement renforcé l'inhibition de croissance par rapport au TMZ seul. Une première étude pilote sur le spray oromucosal CBD/THC + TMZ suggère une prolongation de la survie.
  • Carcinome pancréatique: Chez la souris, il a été démontré que le Gemcitabine associé au CBD donne des résultats nettement meilleurs (survie prolongée) ; le CBD semble réduire les résistances et accroître la sensibilité des cellules cancéreuses.
  • Cancer colorectal: Le CBD peut potentialiser l'Oxaliplatine et le 5-FU (FOLFOX), notamment en augmentant le stress oxydatif et en bloquant les mécanismes de résistance.

Réduction des effets secondaires

  • Douleur et neuropathies: Certaines études montrent que le CBD peut atténuer les lésions nerveuses induites par la thérapie (par ex. par Paclitaxel), sans diminuer l'effet antitumoral du cytostatique.
  • Nausées et vomissements: Similaire au THC, le CBD peut réduire les nausées liées à la chimiothérapie, mais sans effets psychoactifs secondaires.

Protection possible des organes et neuroprotection

  • Cœur & Reins: Des modèles animaux suggèrent que le CBD peut protéger contre la cardiotoxicité induite par la doxorubicine ou les lésions rénales liées au cisplatine.
  • Système nerveux: Le CBD peut déployer des propriétés neuroprotectrices, ce qui pourrait atténuer certains effets secondaires des chimiothérapies et radiothérapies (par ex. troubles cognitifs).

Mécanismes de synergie

  • Augmentation du stress oxydatif: Par l'augmentation des ROS, le CBD rend les cellules tumorales plus sensibles aux dommages de l'ADN ; les chimiothérapies ou la radiothérapie ciblent alors des cellules déjà « fragilisées ».
  • Blocage des voies de signalisation favorisant la croissance: Le CBD inhibe notamment AKT/mTOR, NF-κB et MAPK, ce qui donne plus de « puissance » aux thérapies conventionnelles.
  • Stimulation de la réponse immunitaire: Un microenvironnement tumoral modifié peut augmenter l'efficacité de certaines thérapies (par ex. radiothérapie), car le CBD régule à la hausse ICAM-1 et maintient les cellules immunitaires actives.

Limitations et questions ouvertes

  • Immunothérapies: Les données sont parfois contradictoires. Certaines observations indiquent des interactions possibles pouvant influencer l'effet des inhibiteurs de points de contrôle. Des recommandations claires font défaut.
  • Dose et interactions: Des protocoles standardisés précisant la quantité de CBD à administrer, sous quelle formulation et avec quelle chimiothérapie, restent à établir.
  • Manque de grandes études cliniques: Bien que des projets pilotes prometteurs et des séries de cas existent, une application large nécessite des ECR solides.

Globalement, de nombreuses données précliniques et les premiers indices cliniques suggèrent que le CBD peut soutenir les thérapies conventionnelles contre le cancer et atténuer leurs effets secondaires. Les avantages concrets (par ex. prolongation de la survie, réduction des résistances) sont les plus clairement démontrés dans les modèles de glioblastome, de cancer du pancréas et du côlon. Cependant, une évaluation définitive dans des études contrôlées plus larges reste à faire.

Quels avantages et risques présente l’utilisation combinée du CBD et des médicaments anticancéreux traditionnels en ce qui concerne l’efficacité et les effets secondaires ?

avantages

Meilleure efficacité (effets de synergie)

  • Inhibition des résistances: Dans des modèles de cancer du pancréas (CBD + Gemcitabine) et de cancer du côlon (CBD + Oxaliplatine), le CBD a pu réduire les résistances et augmenter l'efficacité de la chimiothérapie.
  • Augmentation des lésions des cellules tumorales: Le CBD augmente parfois le stress oxydatif (ROS), rendant les cellules tumorales plus vulnérables – les cytostatiques classiques ciblent alors des cellules déjà affaiblies.
  • Meilleure tolérance: Des études suggèrent que le CBD peut atténuer les effets neurotoxiques et organotoxiques de certains cytostatiques (par ex. paclitaxel, cisplatine, doxorubicine) sans compromettre le succès thérapeutique.

Réduction des effets secondaires

  • Soulagement des nausées et vomissements: Le CBD peut combattre les nausées induites par la chimiothérapie, de manière similaire au THC, mais sans effets psychotropes marqués.
  • Soulagement de la douleur: En cas de névralgie liée à la chimiothérapie ou à la douleur tumorale, les préparations contenant du CBD peuvent avoir un effet analgésique complémentaire.

Risques

Interactions possibles

  • Inhibition du cytochrome P450: Le CBD peut inhiber certaines enzymes (par ex. CYP2C9, CYP2D6) impliquées dans le métabolisme des médicaments anticancéreux ; cela pourrait modifier de manière inattendue leurs concentrations plasmatiques.
  • Effets incertains sur les immunothérapies: Quelques indices suggèrent une possible atténuation de la réponse immunitaire (par ex. avec les inhibiteurs de points de contrôle) ; cependant, il manque des études solides.
  • Incertitude sur le dosage

    • Absence de protocoles standardisés: Ni la quantité optimale de CBD (forme pure ou spectre complet), ni le moment par rapport à la chimiothérapie/radiothérapie ne sont établis de manière fiable. Trop de CBD pourrait renforcer les interactions, tandis que trop peu n'aurait aucun effet.

  • Données cliniques insuffisantes

    • Grands ECR nécessaires: Bien que de nombreux avantages aient été documentés en préclinique, des études contrôlées complètes sur la thérapie combinée font encore défaut. Cela complique les recommandations thérapeutiques claires.

La combinaison du CBD et des oncologiques classiques offre surtout un potentiel d’efficacité accrue et d’effets secondaires réduits, mais comporte aussi un risque d’interactions pharmacocinétiques et d’interactions encore non élucidées. Les résultats des études à ce jour sont prometteurs, mais une évaluation définitive nécessite des essais cliniques à grande échelle supplémentaires.

CBD dans le cancer et le système immunitaire

Comment le CBD influence-t-il le système immunitaire et l'inflammation liée aux tumeurs, qui jouent un rôle important dans l'apparition et la progression du cancer ?

Activités

Modification de l’environnement tumoral

  • Le CBD peut augmenter l’expression de certaines molécules comme ICAM‑1. Cette molécule d’adhésion cellulaire facilite la reconnaissance et la destruction des cellules tumorales par les cellules de défense de l’organisme (par ex. les cellules tueuses activées par les lymphokines).

Activation ou sensibilisation des cellules immunitaires

  • Certaines observations suggèrent que le CBD soutient la fonction des cellules effectrices du système immunitaire (comme les cellules T, les macrophages) en modifiant les facteurs pro-inflammatoires ou immunosuppresseurs dans l’environnement tumoral. Cela renforce la défense anticancéreuse naturelle de l’organisme.

Réduction des mécanismes inflammatoires nuisibles

  • Les cellules tumorales utilisent certains processus inflammatoires pour croître et supprimer les réactions immunitaires. Le CBD peut agir ici – par exemple en bloquant ou en atténuant des voies de signalisation comme NF‑κB – de manière à ce que le système immunitaire puisse attaquer plus facilement la tumeur.

Inhibition des stratégies de résistance immunitaire

  • Dans certains types de cancer, on observe une augmentation des cellules T régulatrices ou des cellules suppressives dérivées de la lignée myéloïde (MDSC), qui bloquent la réponse immunitaire contre la tumeur. Selon des données précliniques, le CBD pourrait atténuer cet effet en modulant les voies de signalisation qui attirent ou activent ces cellules immunosuppressives.

Synergies et questions ouvertes

  • Les premiers indices montrent que le CBD, en combinaison avec des traitements radio- ou chimiothérapeutiques, peut soutenir davantage le système immunitaire local et ainsi augmenter l'effet antitumoral.
  • Parallèlement, il existe une incertitude quant à la compatibilité du CBD avec les immunothérapies récentes (par ex. les inhibiteurs de points de contrôle), car il peut également réguler à la baisse les processus inflammatoires. Des données cliniques fiables font encore défaut à ce sujet.

Le CBD peut activer le système immunitaire contre les cellules tumorales et influencer l'inflammation associée à la tumeur de manière à ce que la tumeur ait plus de difficulté à « échapper » au système immunitaire. Cet effet immunomodulateur pourrait compléter les thérapies oncologiques conventionnelles, mais reste un sujet de recherche intensive.

Quelles formes de dosage et de présentation du CBD se révèlent particulièrement efficaces ou sûres dans les études actuelles ?

D'après les études et rapports de cas discutés ici, il en ressort que jusqu'à présent pas de posologie standard uniformément recommandée pour le CBD. Néanmoins, certaines tendances et approches pratiques peuvent être dégagées :

Plage posologique

  • Études sur le glioblastome et le cancer du sein: Des doses comprises entre 100 et 400 mg/jour (oral) ont été observées chez certains patients, conduisant à des effets cliniquement pertinents. Des rapports de cas ont documenté des administrations orales allant jusqu'à 600 mg/jour, bien que la variabilité individuelle soit importante. Études pilotes avec sprays oromucosaux (par ex. CBD/THC 1:1) suggèrent que même des proportions relativement faibles de CBD (quelques mg par pulvérisation répartis sur la journée) peuvent avoir un effet, notamment en combinaison avec d'autres cannabinoïdes.

Formes galéniques

  • Huiles/teintures (Sublingual/Oral) : Très répandu et le plus souvent documenté dans les rapports de cas. Les patients dosent en millilitres, la teneur exacte en CBD variant d'un produit à l'autre.
  • Gélules/comprimés: Permettent un dosage plus constant, mais sont moins fréquents dans les études et ne sont pas uniformément standardisés.
  • Sprays oromucosaux: Utilisé principalement en combinaison avec le THC (par ex. dans des études pilotes sur le glioblastome). Avantage : absorption relativement constante du principe actif et meilleur contrôle de la dose.
  • Produits à spectre complet vs isolats: Surtout des travaux précliniques suggèrent que le CBD à spectre complet (« effet d'entourage ») pourrait avoir une efficacité partiellement meilleure que l'isolat pur. Cependant, les preuves cliniques font largement défaut.

Tolérance et sécurité

  • Généralement bien toléré: La plupart des patients ne présentent que des effets secondaires légers (par exemple fatigue, sécheresse buccale, nausées occasionnelles).
  • Interactions médicamenteuses: Des doses élevées peuvent inhiber les enzymes du cytochrome P450, ce qui modifie les concentrations plasmatiques d'autres médicaments. Cela doit être pris en compte en particulier chez les patients en chimiothérapie.

Bien que des séries de cas et des études plus petites suggèrent une large éventail allant de 50 mg jusqu'à plusieurs centaines de milligrammes Il n'existe pas de schéma fixe pour toutes les formes de cancer, bien que l'on fasse souvent référence quotidiennement. Le choix de la posologie et de la forme d'administration est généralement une décision au cas par cas, dépendant de la tolérance, de la disponibilité du produit et des thérapies associées. Des études plus larges et standardisées seraient nécessaires pour déterminer clairement les quantités et modes d'administration optimaux.

Comment les suppositoires CANNEFF CBD peuvent-ils atténuer les effets secondaires du traitement contre le cancer ?

Dans de nombreuses thérapies contre le cancer – en particulier la chimiothérapie et la radiothérapie – ce ne sont pas seulement les cellules tumorales qui sont attaquées, mais aussi les cellules saines, comme celles des muqueuses. Étant donné que ces cellules muqueuses ont un taux de division élevé, elles sont particulièrement sensibles aux effets toxiques du traitement. Les lésions des muqueuses entraînent des inflammations, des douleurs, une sécheresse ainsi qu'une cicatrisation altérée, ce qui est par exemple observé dans les symptômes de mucosite orale ou vaginale. Ces effets secondaires peuvent considérablement affecter le bien-être des patientes et patients et représentent un aspect important de la thérapie, que des mesures de soutien comme CANNEFF VAG SUP visent à traiter spécifiquement.

Suppositoires CBD en cas de cancer

CANNEFF VAG SUP suppositoires vaginaux combinent 100 mg de cannabidiol (CBD) et de l’hyaluronate de sodium dans une matrice d’émulsion brevetée. Cette formulation innovante garantit une libération rapide et complète des deux principes actifs, optimisant ainsi l’absorption locale et minimisant les effets systémiques. CANNEFF déploie ses propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, contribuant à la neutralisation des espèces réactives de l’oxygène (ROS) et à la stabilisation de l’équilibre redox. Parallèlement, l’acide hyaluronique soutient l’hydratation de la muqueuse vaginale, favorise la régénération tissulaire et soulage des symptômes tels que la sécheresse vaginale, les douleurs lors des rapports sexuels, les inflammations vaginales ainsi que les troubles pouvant survenir dans le cadre de la chimiothérapie et du traitement hormonal. L’application locale ciblée via des suppositoires permet un effet rapide (environ 60 minutes) et offre ainsi un soulagement efficace des effets secondaires liés à la thérapie, faisant de CANNEFF VAG SUP un composant prometteur d’un concept de soins oncologiques intégratifs.

Sources

Seltzer, E. S., Watters, A. K., MacKenzie, D., Jr, Granat, L. M., & Zhang, D. (2020). Le cannabidiol (CBD) comme médicament anticancéreux prometteur. Cancers, 12(11), 3203. https://doi.org/10.3390/cancers12113203

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Heider, C. G., Itenberg, S. A., Rao, J., Ma, H., & Wu, X. (2022). Mécanismes du cannabidiol (CBD) dans le traitement du cancer : une revue. Biologie, 11(6), 817. https://doi.org/10.3390/biology11060817

Nahler G. Phytocannabinoïdes comme adjuvants de la chimiothérapie — une revue pour les utilisateurs. Onco. 2024; 4(4):287-321. https://doi.org/10.3390/onco4040021

Nahler G. (2022). Le cannabidiol et autres phytocannabinoïdes comme thérapeutiques contre le cancer. Médecine pharmaceutique, 36(2), 99–129. https://doi.org/10.1007/s40290-022-00420-4

Nahler G, Jones TM (2018) Cannabidiol pur versus extraits contenant du cannabidiol : modulateurs multi-cibles nettement différents. J Altern Complement Integr Med 4 : 048. 10.24966/ACIM-7562/100048

Philip Schmiedhofer, MSc

Philip Schmiedhofer, MSc

Philip est directeur général et cofondateur de cannhelp GmbH. Titulaire d’un diplôme en technique médicale et en biologie moléculaire, spécialisé en neurosciences et axé sur les cannabinoïdes, il est reconnu comme un expert de l’usage des cannabinoïdes en médecine. En tant que conseiller en dispositifs médicaux, il dirige également la vente de cannmedic et offre des conseils spécialisés aux professionnels de santé. Son savoir-faire couvre le développement et la commercialisation de produits à base de cannabinoïdes. Dans le domaine de la recherche, il participe à des travaux fondamentaux importants au Centre de recherche cérébrale de l’Université médicale de Vienne. En tant que cofondateur et directeur général actuel de cannmedic GmbH, un pionnier dans le commerce de dispositifs médicaux au CBD, il possède une longue expérience entrepreneuriale. De plus, il entretient un vaste réseau dans le secteur et conseille des entreprises internationales dans le domaine des cannabinoïdes médicinaux.